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[Reportage culinaire] Yerseke

Saisir la chance de découvrir l'envers de nos assiettes n'est pas donné à tous, alors quand on vous en donne la chance, c'est les pieds joints que l'on saute dedans. Direction... Yerseke aux Pays-Bas !

12 Nous commençons la journée tôt (très tôt...) sur le bateau d'une compagnie spécialisée dans la pêche aux moules. L'équipage est rudimentaire, composé d'un commandant qui fait office de machiniste et de son suppléant chargé des tâches et de la manutention sur le pont.

J'avais une vision très différente de cette pêche avant de réaliser ce reportage, moi qui croyais plus à de la récolte de "cages à moules" ou d'une pêche au filet, voilà qu'on me met en face de l'artillerie lourde. Ici, pas question de voir petit, il s'agit d'un long bateau compartimenté : à l'avant une machine symétrique se dresse juste devant la cabine du capitaine, et, sur les côtés du bateau, d'énormes filets fait de cotte de maille.

Une fois le décor posé, un ballet incessant commence, le bateau se rend dans un secteur délimité par des drapeaux, celui-ci quadrille alors la zone de part en part, sans jamais s'arrêter. Le capitaine à la manoeuvre se charge de plonger les filets dans le fond de la mer, et, lorsqu'il est plein, le remonte. C'est l'homme sur le pont qui se charge simplement de ramener ce filet vers la cuve du bateau qui doit contenir les moules et la boue. Par un jeu de câble, tout se fait via la cabine de contrôle (les filets sont à ce moment-là extrêmement lourds) et lorsque le contenu du filet  se déverse dans la cuve, le bruit percutant des moules retentit avec une force si grande qu'il éclipserait presque celui des vagues pourtant si fort. La personne à l'extérieur ne se charge alors plus que du nettoyage à l'arrosoir du pont et des machines, ces dernières faisant tout le travail consistant à séparer la vase des moules, ainsi que du stockage.

De retour au port, direction l'usine de traitement des moules, là-bas, on y stocke les moules, on les nettoie à nouveau et on les emballe afin qu'elles puissent parcourir le long voyage qui les sépare de nos assiettes. Lorsqu'on visite cette usine, c'est surtout la stricte hygiène et la taille des machines utilisées. Nous prenons la peine de savourer les quelques produits vedettes de l'entreprise avant de décoller pour les réjouissances finales : le repas avec les produits de la mer préparés par Vincent Vervisch (ER PU.RE) et Nicolas Rivières (N[e]WS).

Le maître mot de cette expédition : découverte, saveur et hospitalité. Un voyage qui représente les valeurs de DOLCE.

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